| Cahier
de texte |
Cinquième |
Quatrième |
Troisième |
Repères |
Méthodes |
Jeux |
Orientation |
Histoire
de l'art |
Autres
liens |

B La
France, un royaume difficile à réformer
Programme: l’étude est conduite à partir d’images au choix (tableaux, caricatures), d’un exemple de cahier de doléances.
REPERE : Le règne de Louis XVI : 1774 – 1792
Etude du dossier p 60-61+
p 54
Trace écrite:
La France
du début du règne de Louis XVI est une monarchie absolue de droit divin
c'est-à-dire que le roi
est en principe le seul décisionnaire et que les rois se succèdent au
sein de
la même famille. Seuls quelques ministres participent aux prises de
décision.
La
société quant à elle est organisée en trois ordres: le clergé qui
comporte tous
ceux dont le métier est de prier, la noblesse, censée combattre mais
dans les
faits bien plus diverse au XVIIIè siècle, le tiers-état qui comprend
tout le
reste de la population c'est-à-dire des positions très variées allant
du très
riche commerçant ou laboureur jusqu’au domestique et au vagabond.
Les deux premiers ordres disposent de privilèges importants, dont celui de ne pas payer d’impôts, tandis que le troisième supporte à lui seul toutes les charges de l’Etat.
C Les années 1780 : une période d’agitation
Programme: décrire et expliquer
les principales difficultés de la
monarchie française
à la veille de la Révolution et quelques unes des aspirations contenues
dans les
cahiers de doléances.
Trace écrite:
Les années 1780 sont une
période d’agitation pour
plusieurs raisons.
Tout d’abord, les idées
des Lumières sont largement
relayées dans la bourgeoisie par le retentissement de la Révolution
américaine
et les membres du tiers état les plus riches supportent de ce fait de
plus en
plus mal le peu d’honneur qui leur est fait et le faible rôle politique
qu’ils
peuvent jouer.
Ensuite, la situation
financière de l’Etat est
délicate : si la vie de cour suscite de nombreuses remarques de la
population, ce sont surtout les guerres, et en particulier la guerre
d’indépendance des Etats-Unis, qui creusent la dette de l’Etat
français. La
levée des impôts devient de plus en plus rigoureuse ce qui appauvrit
encore les
membres les plus fragiles du tiers-état (paysans notamment), rend les
privilèges de la noblesse et du clergé insupportables et les fermiers
généraux
très impopulaires. Les faibles récoltes de blé des années 1787 et 1788
ainsi
que l’opposition de la noblesse à toute réforme fiscale ne font que
renforcer
les difficultés.
Face à cette situation, le roi convoque les Etats Généraux, ce qui n’avait pas été fait depuis 1614. Les cahiers de doléances qui sont rédigés à cette occasion mettent en évidence les préoccupations des français : pour le tiers état, une société plus juste et des impôts plus équitables, pour la noblesse et le clergé, la conservation des privilèges.
Couverture de l'ouvrage "Qu'est-ce que le tiers-état?" de l'abbé Sièyes.
Cliquez sur l'image pour avoir une courte biographie de l'auteur.
II
Les temps forts de la Révolution Française
Programme: On renonce à un récit continu des événements de la Révolution et de
l’Empire ; l’étude se concentre sur un
petit nombre d’événements et de grandes
figures à l’aide d’images au
choix pour mettre en mettre en évidence les ruptures avec l’ordre
ancien.
L’accent est mis sur trois
moments:
- 1789-1791 :
l’affirmation de la souveraineté populaire, de l’égalité juridique et des
libertés individuelles ;
- 1792-1794 : la
République, la guerre et la Terreur ;
- 1799-1804 : du Consulat à l’Empire.
REPERE : la Révolution française
: 1789 – 1799
A Des Etats généraux à la mort du roi 1789-1792
REPERES : Prise de la Bastille : 14 juillet
1789 ; Déclaration des droits de l’homme et du citoyen : août 1789
Trace écrite:
Lors des Etats Généraux, les députés du tiers état demandent
à voter par tête et non par ordre. Suite au refus du roi, ils forment seuls l’ « assemblée
nationale » et prêtent le « serment du jeu de paume » (20 juin
1789) dans lequel ils jurent de ne se quitter qu’après avoir donné une
constitution à la France. Le 9 juillet 1789, après que les députés de la
noblesse et du clergé les ont rejoints, cette assemblée devient constituante.
Cette mesure n’empêche cependant pas la population parisienne de perdre en
partie confiance en lui : le 14 juillet
Trace écrite:
Les mois de juillet-août 1789 vont entraîner de profonds bouleversements en France. Fin juillet, la « Grande peur » entraîne les paysans à se révolter contre leurs seigneurs. En réaction, l’assemblée constituante vote, lors de la nuit du 4 août, l’abolition des privilèges, largement réclamés dans les cahiers de doléances du tiers Etat préparés pour les Etats généraux. Le 26 août 1789, l’assemblée écrit un texte essentiel : la « déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen » qui proclame notamment la liberté et l’égalité de tous les hommes.

Trace écrite:
Le premier mode de gouvernement imaginé par les révolutionnaires, malgré la tentative de fuite de la famille royale de juin 1791, est une monarchie constitutionnelle ou limitée sur le modèle britannique (constitution de 1791). Elle est appliquée par l’assemblée législative (Septembre 1791-Septembre 1792).
Le
10 août 1792, la population
parisienne, qui soupçonne une trahison de la famille royale, prend le
palais des Tuileries et fait emprisonner la famille royale :
sans roi il ne peut plus y avoir de monarchie et la convention élue le
20
septembre 1792 doit donc mettre en place une République.
Le jour de l’élection, à Valmy, l’invasion prussienne est
arrêtée. La mort du roi est ensuite votée. Celui-ci est guillotiné le 21
janvier 1793.

B La première République Française jusqu’au coup
d’Etat de Napoléon Bonaparte 1792-1799
REPERE : proclamation de la République :
septembre 1792
La première République est tout
d’abord dominée par les girondins. Rapidement, les montagnards
prennent l’ascendant et les girondins sont arrêtés (Juin 1793).
La
plaine (
thermidoriens ) arrive au pouvoir. Elle prépare le directoire qui reste en
principe une république avec séparation des pouvoirs entre les cinq directeurs
qui ont le pouvoir éxécutif et deux conseils qui ont le pouvoir législatif. Les
élections sont censitaires et républicains et royalistes se succèdent au
pouvoir. C’est un régime très instable.
C La période Napoléonienne : le Consulat et
l’Empire 1799-1815
PROGRAMME
REPERES : Le Consulat et l’Empire : 1799 – 1815. Napoléon Ier, empereur des Français : 1804
Raconter quelques uns des
événements retenus et expliquer leur
importance
Après son coup d’Etat, Napoléon Bonaparte devient premier
consul. Il est le personnage le plus puissant du pays. Il règle les conflits
entre l’Etat et l’Eglise en signant un concordat (accord) avec le pape. Le
premier consul nomme le conseil d’Etat, les ministres et propose les lois, il
concentre donc tous les pouvoirs. Les lois sont votées sans discussion mais le
premier consul peut consulter le peuple par plébiscite, c’est à dire lui poser
une question. C’est de cette manière que le peuple désigne Napoléon consul à
vie en 1802. En 1804, une nouvelle constitution remplace celle de 1799 :
Napoléon Bonaparte est sacré par le pape et devient Napoléon 1er
empereur des français. Il débute une campagne de guerres et annexe une grande
partie de l ‘Europe.
Trace écrite
L’apogée de son pouvoir se situe entre 1805 après la
victoire d’Austerlitz contre russes et prussiens et 1812 (campagne de Russie)
et sa perte de pouvoir après l’échec de la conquête de la Russie (Bérézina,
1812). A cette date, toute l’Europe est contre Napoléon. En 1814, Napoléon
s’exile à l’île d’Elbe. La France est envahie et Louis XVIII, frère cadet de
Louis XVI, devient roi de France. En 1815, Napoléon revient triomphalement et
prend de nouveau le pouvoir. Ce retour ne dure que « cent jours » et
s’achève par la défaite de Waterloo contre anglais et prussiens.
Durant le Consulat puis l’Empire, Napoléon réforme
profondément la pays et continue en partie l’œuvre révolutionnaire avec la
rédaction du code civil ou code Napoléon (1804) qui règle l’ensemble de la vie
des français et dans lequel liberté et égalité sont mises en valeur. Etabli
dans toute l’Europe sous Napoléon, il est encore en vigueur en France
aujourd’hui. Par ailleurs, les français obtiennent de nouveaux droits :
ils n’ont plus l’obligation d’être catholiques, les impôts sont désormais
fondés sur la propriété, le commerce devient libre et chacun est en droit de
créer sa société.
Le territoire français est divisé en départements sur le
principe adopté pendant la révolution, des préfets nommés par Napoléon les
dirigent, des lycées sont créés pour former l’élite de la nation et les
nouveau-nés sont désormais déclarés à la mairie et non plus à l’église.
Napoléon crée aussi sa propre noblesse (noblesse d’Empire) et la légion
d’honneur pour récompenser les français méritants. Il crée aussi une monnaie
stable, le franc germinal
Mais l’Empire de Napoléon est également autoritaire :
les ouvriers doivent posséder un livret qui recense les différentes entreprises
où ils ont travaillé et n’ont toujours pas le droit de grève, les maires et les
juges ne sont plus élus par le peuple mais nommés par le consul puis
l’empereur, le pouvoir est entièrement dans les mains de l’Empereur depuis
Paris (centralisation), la censure et la surveillance politique sont courantes.
III La Révolution Française : la naissance de
la vie politique en France
Les fondations, politiques, économiques, sociales et
culturelles d’une
France nouvelle.
Raconter des événements, des épisodes de la vie d’acteurs révolutionnaires (hommes et femmes), des prises de décision et expliquer leurs enjeux et leur importance historique
Les clubs :
Club: un
club est une société politique où l’on se réunit pour discuter.
Club des Jacobins : les jacobins sont le principal club durant la
révolution. C'est de lui que sont issus les principaux clubs et partis politiques
marquants de la révolution (voir schéma). Il est dirigé par Robespierre à
partir de 1790 et est favorable à la fin de la monarchie après la fuite du roi
(Juin 1791).
Club des Feuillants: club issu de la division du club des Jacobins après
la fuite du roi dont le membre le plus célèbre est le Marquis de la Fayette.
Très présent au début de l'assemblée législative (fin 1791), il est favorable à
une monarchie constitutionnelle. Leur influence est nulle durant la République
(à partir de fin 1792).
Club des Cordeliers: club auquel appartiennent notamment Danton, Marat
ou Hébert. Il est favorable à la république et à une démocratie avant même la
fuite du roi.
Les partis politiques:
On
considère souvent que c'est durant la révolution que naît l'idée de parti
politique en France c'est-à-dire d’un groupe politique partageant des idées
communes. La plupart sont issus des clubs.
Girondins : groupe politique durant l’assemblée législative et la
convention (1791-1793) dirigé par Brissot et issu du club des Jacobins.
Favorables à la constitution de 1791, ils sont guillotinés pendant la
"Terreur". Aussi appelés « Brissotins ».
Plaine ou marais : groupe politique du centre. C’est le plus important
groupe politique de la convention par le nombre de députés mais aussi le plus
indécis et le moins uni. Parfois favorable aux girondins, parfois aux
montagnards, la plaine finit par prendre le pouvoir à la fin de l’année 1794 en
faisant chuter Robespierre et les Montagnards. Aussi appelés thermidoriens à
partir de cette date.
Montagnards : Groupe politique durant l’assemblée législative et la
convention (1791-93) issu de la fusion d’une partie du club des jacobins
(Robespierre, Saint-Just …) et du club des cordeliers (Danton, Desmoulins…).
Ils veulent mettre en place une démocratie mais sous l’impulsion de Robespierre
sont à l’origine de la "Terreur".Très liés aux sans-culottes.
Enragés: groupe politique issu des montagnards en 1793 et favorables au
pouvoir du peuple. Les enragés sont notamment à l’origine des lois du maximum.
Leurs idées sont en partie reprises par Hébert (rédacteur du journal "Le
Père Duchesne") en 1794 d’où le terme parfois utilisé d’Hébertistes. Ils
sont guillotinés durant la « Terreur »
Les indulgents ou Dantonistes: Groupe politique issu des montagnards en
1793 et dont la principale figure est Danton. Ils veulent cesser les réformes
pour stabiliser l’organisation de l’Etat. Ils sont guillotinés durant la
« Terreur ».

B Le rôle de la presse et la censure
Sous
la monarchie absolue, les publications étaient soumises à autorisation du roi
qui pouvait, s’il le souhaitait, pratiquer la censure. Mais à partir de 1791,
la plupart des clubs et partis ressentent la nécessité de publier des écrits
pour populariser leurs idées auprès de la population. C’est la naissance de la
presse d’opinion. Parmi les journaux les plus célèbres et les plus violents, on
trouve « L’Ami du peuple » écrit par Marat et « Le Père Duchesne »
écrit la plupart du temps par Hébert.
Malgré
ce développement rapide de la presse, la période révolutionnaire puis la
période napoléonienne ne sont pas uniquement des périodes de grande liberté de
la presse : la censure est en effet redevenue active sous la Terreur et la
presse d’opposition au pouvoir est très surveillée sous le consulat puis
l’Empire.
En cas de problème ou de question à propos du site www.moncahier.info écrivez à l'adresse root@moncahier.info