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La mondialisation : échanges de marchandises et entreprises transnationales


I La mondialisation des échanges de marchandises

A Etude de cas : la vie d’un produit de sa fabrication à sa consommation, exemple de l’Ipod

Programme

Thème 2. - LES ÉCHANGES DE MARCHANDISES

Une étude de cas au choix :

- Les différentes étapes du transport d’un produit de consommation (agro alimentaire ou industriel) de son lieu de production à son lieu de consommation.

- Les activités et le réseau d’une grande compagnie de transport maritime

Le développement des échanges et la rationalisation du transport maritime sont mis en évidence. Une attention particulière est portée aux acteurs de ces échanges.

 

Production et vente d’un Ipod (dossier p 236-239) : rédigez un texte d’une quinzaine de lignes expliquant le cycle de production et de vente de l’Ipod

 

1)      Présentation du produit

2)    La fabrication, le transport, la vente ( Doc 1, 2 3, 5 p 236-237, doc 2 p 238)

3)      Les causes de ces pratiques (doc 1 p 238, 4 p 239)

4)      Le résultat : réussite du produit et organisation de la production (doc 3 et 5p 239)

5)      Conclusion : atouts et limites du système de production d’Apple

 

Trace écrite : (correction de l'exercice)

L’Ipod est un produit de l’industrie électronique fabriqué par une société américaine et vendu dans le monde entier. Quel est son cycle de vie de sa production  à sa vente et pourquoi un tel parcours ?

 Ce produit est fabriqué en Chine, chargé sur des conteneurs puis expédié sur ses principaux lieux de vente (Europe, Etats-Unis) par bateau. Un Ipod peut parcourir plus de 15000 km entre son lieu de fabrication et son lieu de vente. Il est ensuite vendu dans des magasins de la marque et fait l’objet de nombreuses publicités. D’ailleurs, la vente et la publicité représentent plus de la moitié du coût de fabrication du produit.
Les raisons de cette pratique sont multiples : fabriquer avec de la main d’œuvre chinoise fait que l’assemblage du produit ne représente qu’1% des dépenses liées à la fabrication (5% si l’on ajoute le transport) alors qu’il représenterait bien plus avec de la main d’œuvre américaine ou européenne plus chères. Ensuite, l’Ipod étant vendu partout dans le monde, le fabriquer près de son lieu de vente entraînerait la multiplication des usines et donc un coût plus important. Enfin, le voyage par conteneur permet de transporter une quantité très importante de produits variés en changeant de moyen de transport sans toucher au produit : l’ipod peut voyager en camion, en bateau, en train sans jamais sortir du conteneur de l’usine à l’entrepôt.
Cette politique est plutôt une réussite pour l’entreprise puisque plus de 240 millions d’Ipod ont déjà été vendus en 2010. C’est un produit important pour son entreprise qui a mis en place une organisation particulière pour optimiser ses coûts de productions : en effet, La société qui fabrique cet objet n’est pas une société de transport. Elle  ne s’occupe donc pas directement du transport mais passe des marchés avec diverses entreprises (transport routier, armateur de navire, compagnie de chemin de fer…) pour négocier les tarifs les plus intéressants. Ainsi, de nombreuses entreprises différentes de multiples pays dans le monde participent à un  moment ou un autre à la commercialisation de l’Ipod.

 L’Ipod est donc bien un produit de la « mondialisation » du commerce puisqu’il est vendu dans le monde entier et que de nombreux pays participent à sa commercialisation. Son modèle de production connaît cependant des limites car il suppose d’une part que le pays de production, la Chine, reste un pays à main d’œuvre bon marché, d’autre part que le coût du transport et donc de l’énergie reste faible et enfin que les revenus des continents clients (Amérique, Europe) restent élevés. C’est donc un modèle qui peut être remis en cause si l’un de ces données change à l’avenir.

 Devoir O : activités p 241, devoir F activités p 243

 

B L’organisation du commerce mondial : trois pôles dominants et des zones stratégiques

 

Programme

L’étude de cas est mise en perspective dans la croissance des échanges mondiaux et sur un planisphère des pôles et des flux majeurs du commerce mondial.

CONNAISSANCES

Les transports maritimes

Les échanges mondiaux et régionaux de marchandises se déroulent, majoritairement par voie maritime, entre les espaces de production et d’échange précédemment étudiés. Canaux et détroits sont des points de passage stratégiques.

 

Décrire le trajet :

- du produit étudié de sa zone de production à sa zone de consommation

- d’un navire appartenant à une grande compagnie de transport maritime.

 

Doc 3 p 237, Doc 1 et 2 p 246, doc 3 p 249

Trace écrite :

De nombreux produits industriels (électronique, textile…), alimentaires (Fruits et légumes, céréales, viandes, poissons…) ou énergétiques (pétrole par exemple) circulent d’un point à un autre du monde de leur production à leur vente. L’instrument essentiel de ce système est le navire qui permet de faire voyager de grande quantité d’objets : ainsi, le vraquier ou le pétrolier vont pouvoir contenir des quantités importantes de charbon ou de pétrole tandis que le porte conteneur pourra transporter tout type de produit manufacturés.

Cette activité concerne le monde entier et emploie de nombreuses personnes dans les domaines de la logistique (organisation du transport), de l’armement des navires (l’armateur est celui qui fournit le bateau pour le transport), la mise à disposition de camions ou de trains. Cependant, les donneurs d’ordre appartiennent presque tous à trois pôles importants de l’économie dans le monde : L’Asie de l’Est, l’Europe de l’Ouest et l’Amérique du Nord. Ces trois pôles organisent le commerce mondial et forment ce que l’on appelle la Triade.

L’augmentation importante des échanges de ce type dans le monde nécessite également la sécurisation des espaces maritimes : il est absolument nécessaire que certaines routes maritimes soient accessibles pour que le commerce mondial fonctionne (Canal de Suez, de Panama par exemple) et cela nécessite des ententes entre les gouvernements des pays de la Triade et ceux des pays où se trouvent ces espaces.

 Un porte-conteneur en difficulté au large de la Nouvelle-Zelande (octobre 2011)

Le porte-conteneurs Rena, de 47000 tonnes, en difficulté au large de la Nouvelle-Zelande. (octobre 2011)
Cliquez sur la photo pour aller sur l'article de Ouest-France et ici pour visionner une vidéo sur le même sujet sur le site Euronews.

Pour aller plus loin:

- Carte des cent premiers ports de marchandises dans le monde


C Croquis des échanges internationaux

Réaliser un croquis à l’échelle mondiale des pôles et des flux majeurs des échanges mondiaux.

Localiser et situer quelques grands points de passage stratégiques (canaux et détroits)

(Croquis simplifié sur le modèle du croquis suivant issus de la carthothèque du monde diplomatique)


Organisation du commerce mondial

Pour aller plus loin:

- Un croquis équivalent mais plus complexe sur la carthotèque de Sciences-po.

II Les firmes transnationales, principales actrices de la mondialisation

A Un exemple de firme transnationale: Renault
(dossier du manuel p 288-291)

Programme

DÉMARCHE

Une étude de cas :

−Une firme transnationale et son implantation mondiale.

CAPACITÉS
Décrire la stratégie de la firme transnationale choisie pour l’étude de cas.


Documents étudiés:
Doc 4 p 289 , 1 p 290 et 5 p 291 (présence dans le monde, évolution récente), Doc Doc 5 p 289 et 3 p 288 (économies d’échelle et de main d’œuvre), doc 2 et 3 p 290, 4 p 291 et 3 p 288 (conséquences en France, en Roumanie, sur l’activité du groupe)

Trace écrite (le cours écrit dans le cahier des élèves étant rédigé suite à l'étude de documents faites en classe, les phrases écrites dans le cahier peuvent être différentes de celles du site. Néanmoins, le contenu informatif est le même)

La société Renault est une entreprise française fabriquant des automobiles. Elle est présente partout dans le monde tant pour la fabrication de ses produits que pour leur commercialisation. Au cours des dernières années, l'achat de Nissan et Dacia a permis de s'implanter sur de nouveaux marchés (Europe de l'Est et Asie de l'Est), de réaliser des économies d'échelles (plus d'influence sur les fournisseurs) et de baisser le coût de la main d'oeuvre en délocalisant de nombreuses usines dans des pays où la main d'oeuvre est moins chère qu'en France (un ouvrier roumain coûte cinq fois moins cher qu'un ouvrier français). Les conséquences de cette stratégie sont nombreuses. Pour Renault, cela lui permet d'augmenter ses profits et d'être un acteur central de l'industrie automobile. Pour la Roumanie où Renault est fortement implanté depuis le rachat de Dacia, cela permet d'augmenter l'activité économique (création d'emplois) et de s'intégrer au commerce mondial en recevant plus d'IDE (Investissement direct à l'étranger) et en exportant davantage. Enfin, pour la France, cela implique des conséquences sociales: les usines Renault ferment ou réduisent leurs activités entraînant une hausse du chômage et peu à peu les activités de Renault en France se concentrent autour de son siège social (commandement) et des activités de conception (design par exemple).

Pour aller plus loin: cliquez sur le diagramme circulaire pour aller sur le site du groupe Renault. En naviguant dans le sommaire à gauche de la page, vous y trouverez toutes les informations qui permettent de qualifier cette entreprise de transnationale (chiffre-clés, stratégie, alliance Renault-Nissan...)

Diagramme circulaire de la répartition des ventes d'automobiles Renault en 2010

Ventes de Renault en 2010

Pour aller plus loin:

- Un autre exemple de firme transnationale française, le groupe SEB et sa stratégie multimarque dans le monde.


B  Firmes transnationales et investissement dans le monde

 

Programme

Les firmes transnationales: ce sont des acteurs importants dans le processus de mondialisation : pays d’origine, stratégies d’investissement et d’implantation, effets socio-spatiaux. La firme étudiée est mise en contexte en particulier à partir de planisphères des investissements directs à l'étranger (IDE), de l’implantation des sièges sociaux des principales firmes transnationales. Localiser et situer les principales zones recevant les investissements des firmes transnationales.

Doc 5 p 17 (division internationale du travail), doc 3 p 297 (la puissance des firmes transnationales), cartes p 294 et 295 (Sièges sociaux et IDE), doc 4 p 297 (changement de stratégie), exercice 1 p 299

Les firmes transnationales sont des entreprises présentes dans plusieurs endroits dans le monde pour la fabrication et la vente de leurs produits. Elles sont des acteurs centraux de l’échange de marchandises dans le monde grâce aux mouvements de capitaux et d’investissement qu’elles créent en permanence en construisant des usines à l’étranger (délocalisation), ouvrant des magasins, faisant travailler des sous-traitants. Les firmes transnationales sont avant tout présentes dans la Triade: elles y sont nées pour la plupart, y conservent leurs sièges sociaux et c’est également dans la Triade qu’elles investissent massivement, à laquelle on peut ajouter la Russie, l’Inde, le Brésil, le Moyen-Orient et l’Australie. L’Afrique reste pour l’instant en marge de ces investissements directs à l’étranger des firmes transnationales.

Les firmes transnationales contribuent à la mondialisation de l’économie mais en profitent également : elles peuvent fabriquer à moindre coût leurs produits grâce à la main d’œuvre de pays pauvres et être présentes partout dans le monde. Le revers de ces pratiques est que leur image s’en trouve parfois ternie (faibles salaires des ouvriers, manque de respect de l’environnement…), d’où les budgets énormes de ces entreprises en terme de publicité et de marketing.

Le rôle international des firmes transnationales va au-delà du simple investissement. Par leur action, elles contribuent à la division internationale du travail et par leur puissance elles influent sur la vie politique des pays où elles se trouvent et leurs relations diplomatiques.


La firme Toyota dans le monde
Un autre exemple de firme automobile transnationale, la firme japonaise Toyota. On voit bien que la production et la commercialisation de cette marque concerne le monde entier alors que les centres de recherches et de développement (R et D) sont majoritairement dans la Triade.(Cliquez sur l'image pour la voir en plus grand). On peut la compléter par cette carte, plus actuelle mais moins complète.Carte extraite de la carthothèque de sciences-po

Pour aller plus loin:

- D'autres cartes intéressantes sur la cartothèque de Sciences-po: cartographie du groupe Nestlé, principales firmes transnationales dans le monde, carte des investissements directs à l'étranger, implantation de Mac Donalds dans le monde
, Firmes transnationales par pays d'origine.


Lexique:


Conteneur ou container : caisson métallique parallélépipédique permettant de transporter de nombreux produits en changeant à plusieurs reprises de mode de transport (camion, train, bateau) sans déplacer la cargaison. La taille et la forme des conteneurs est la même dans le monde entier pour permettre le commerce international.

Porte-conteneurs : navire dont la seule fonction est de transporter des conteneurs.

Vraquier : navire dont la fonction est de transporter des marchandises en vrac comme du charbon par exemple.

Pétrolier : navire servant à transporter du pétrole.

Armateur : personne ou société qui équipe un navire pour qu’il puisse fonctionner. Il vend aux entreprises la possibilité de transporter leurs marchandises sans qu’elles aient la nécessité de posséder un navire.

Logistique : le logisticien permet à une entreprise d’organiser l’ensemble de ses activités pour que le produit soit fabriqué puis vendu. Il est chargé de mettre en relation les différents intervenants et de planifier les différentes étapes de la vie du produit.

Plate-forme multimodale : lieu dans lequel plusieurs moyens de transports de marchandises sont disponibles (avions, bateaux, train, camion) permettant ainsi un déplacement rapide des marchandises d’un point à un autre du monde.

Triade : désigne les trois régions du monde qui dominent les échanges internationaux : l’Asie de l’Est autour du Japon et de la Chine, l’Amérique du Nord (Etats-Unis et Canada) et l’Europe de l’Ouest (Union européenne essentiellement).

Détroit : étroit passage de mer ou d’océan entre deux continents. Très importants pour le commerce puisqu’ils permettent aux bateaux d’éviter de contourner certains espaces. On peut citer le détroit de Gibraltar au sud de l’Espagne qui permet d’accéder à l’océan Atlantique depuis la mer Méditerranée ou le détroit de Malacca entre Singapour et l’Indonésie.

Canal : Cours d’eau creusé par les êtres humains. Creusé dans des isthmes (étroites bandes de terres entre deux mers ou océans), les canaux de Panama et Suez permettent aux navires de passer de l’océan pacifique à l’océan Atlantique et de la Mer Méditerranée à l’Océan indien sans contourner un  continent entier.

Economies d’échelle : économie faites grâce à l’achat de fournitures en grande quantité qui permet d’obtenir de meilleurs prix ou à la mise en commun de moyens de productions entre plusieurs entreprises. Cela s’applique lorsqu’une société augmente sa production ou passe un accord avec une autre pour produire ensemble des objets similaires.

Délocalisation : action pour une entreprise de déplacer une partie de la société, souvent les usines, à l’étranger, souvent du fait d’un coût de min d’œuvre moins important ou d’un marché important à proximité.

Investissement direct à l’étranger (IDE): investissement d’une entreprise dans un pays pour y faire fonctionner une partie de sa société (usine, magasin…).

Firme transnationale ou multinationale : entreprise dont l’activité de production et/ou de vente est répartie dans le monde entier.

Sous-traitant : entreprise, souvent de taille modeste, fabriquant des objets ou vendant des services pour une entreprise plus importante en suivant le cahier des charges et les exigences de celle-ci. Le produit fabriqué porte alors le nom de l’entreprise donneuse d’ordre et non celui du sous-traitant.

Division internationale du travail : constat du fait que dans le cadre du commerce international les régions du monde se sont spécialisées dans certaines activités plutôt que d’autres car elles disposent d’atouts pour y exceller. Ainsi, les activités manuelles s’exercent essentiellement dans les pays où la main d’œuvre coût peu chère tandis que les activités de conception se trouve dans les pays où le niveau d’étude est le plus élevé.



Dernière mise à jour 20/11/11

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